Parents, vos enfants ne doivent pas partir en camp scout ! (Ils y seraient trop heureux…)

Chers parents,

Les camps scouts arrivent, et peut-être la préparation enthousiaste et frénétique de ce moment, chez d’autres, a-t-elle éveillé la curiosité de vos enfants.

De fait, si, d’aventure, il vous arrivait de vouloir inscrire vos enfants dans une des associations scoutes traditionnelles, réfléchissez-y à deux fois.

Vous accepterez que vos enfants puissent revêtir un uniforme vieillot, désuet, foulard jeté sur les épaules et croix potencée sur le quatre-bosses. Vous croirez vos enfants sortis d’une illustration colorée d’un signe de piste poussiéreux.

Vous accepterez que leurs chefs insistent sur la rigueur et la tenue dès 7 heures du matin, pour faire un rituel tout aussi démodé, à savoir le lever des couleurs. Étrange moment où l’on se tient très droit et on salue un drapeau bleu blanc rouge élevé au ciel sur un mât. Le pire étant que vos enfants risquent d’en être fiers, de ressentir le frémissement de faire partie d’une équipe, d’une troupe, d’une Histoire et d’une nation. Ce sentiment tout aussi désuet s’appelle le patriotisme. Et c’est dangereux, rappelez-vous ce que disait François Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre. »

Pendant trois semaines, vos enfants sont coupés du monde et de tout ce qu’il propose de bon (écrans, fast-foods, réseaux sociaux). Largués dans la nature par des chefs sans scrupules, ils devront construire leur propre mobilier dans la forêt. Table en bois, tente surélevée sur des sortes de pilotis qu’ils auront eux-mêmes laborieusement portés. Ils cuisinent sur la braise, ajoutant ainsi au risque de l’incendie celui de l’intoxication au carbone. Non contents de subir un tel traumatisme, vos enfants risquent d’être projetés en pleine nuit par des feux de Bengale hurlants dans une intrigue inquiétante du temps des croisades ou de l’Empire japonais.

Ce qu’ils appellent « grand jeu » ne sera qu’une succession de supplice : courses à travers champs, batailles de fortin, énigmes, codes et autres tortures psychologiques, pour forcer à ce que leurs chefs qualifieront de « dépassement de soi ».

Un jeune non majeur (à peine 17 ans) pourra à lui seul mener la patrouille (équipe de sept scouts) qu’auront intégrée vos enfants, tracer des itinéraires, gravir des sommets, bâtir des ponts et dépasser les limites. Et là encore, le problème est que vos enfants vont apprécier. Ils braveront des risques, et cela va leur donner des idées très mauvaises pour la suite.

Par exemple, trois anciens boy-scouts de l’Ohio ont failli perdre la vie dans une entreprise folle et inutilement dangereuse. Une sorte de traversée non sécurisée vers une destination inconsidérée. C’était à la fin des années 1960. Leurs prénoms : Neil, Buzz et Michael. Leur embarcation de fortune : Apollo 11.

SourceJean Bexon – Bld Voltaire

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