Éducation nationale : toujours plus de moyens, pour qui ?

Communiqué de presse de Valérie Laupies, Membre du Bureau Politique du Front National

Jean-Michel Blanquer a annoncé une hausse de 1,2 milliard d’euros du budget consacré à l’éducation pour 2018, passant de 49,3 à 50,5 milliards d’euros. Tout comme ses prédécesseurs, le ministre de l’Éducation nationale considère que ce sont les moyens budgétaires qui manquent encore à l’École. D’autre part, il annonce clairement que ce budget supplémentaire servira les réseaux d’éducation prioritaire (REP), afin dit-il de lutter contre les inégalités.

On ne s’attaquera donc pas aux réalités fondamentales et on ne changera donc rien à la politique éducative engagée depuis de nombreuses années. En effet, les enfants des REP bénéficient déjà d’avantages très importants, notamment des aides de vie scolaire (AVS), dont la mission est théoriquement d’accompagner les enfants handicapés, mais également de cours d’orthophonie sur le temps scolaire aux frais de la Sécurité sociale. Bref, les écoles gâtées seront celles des « élèves allophones nouvellement arrivés » qui verront les classes de CP puis de CE1 dédoublées.

Pour relever le défi de l’École, il faut plutôt exiger pour tous les élèves la transmission des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter), par des méthodes qui ont fait leurs preuves comme la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture. Ce n’est donc pas une question de moyens budgétaires, mais une question de courage politique. Visiblement, Jean-Michel Blanquer vient de montrer ses limites en la matière.

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