Budget : la France prisonnière de l’Union européenne

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Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Dans un avis rendu ce jour, la Commission européenne fait savoir à la France qu’elle ne croit pas en la sincérité de son budget dont les prévisions de croissance et de déficit sont formellement contestées. Cet avis est assorti d’un ultimatum : si la France n’a pas lancé de nouvelles réformes structurelles d’ici mars 2015, alors l’Union européenne pourrait lui infliger une amende record de l’ordre de 4 milliards d’euros. Bien évidemment, comme un esclave envers son maître, le gouvernement se soumet.La perte de notre souveraineté en matière budgétaire se ressent ainsi chaque jour davantage. En l’espace de moins d’un mois, le Premier ministre a déjà écrit deux fois à la Commission européenne (le 27 octobre et le 21 novembre) pour se justifier et promettre de nouveaux engagements. La loi Macron, qui sera présentée en Conseil des ministres le 10 décembre prochain, s’attachera à satisfaire les exigences de la Commission européenne en s’inspirant, notamment, du rapport Pisani-Ferry/Enderlein qui entend niveler vers le bas salaires et prestations sociales.

Le Parlement est ignoré et c’est à la Commission européenne que le gouvernement réserve la primeur des annonces de sa politique. Tel un condamné demandant un aménagement de peine, Manuel Valls s’emploie à implorer la clémence de la Commission pour diminuer autant que possible le niveau des contraintes, ainsi que le montant de la caution, sans cesse renouvelée.

Pendant que les médias n’ont d’yeux que pour les questions politiciennes de dernier ordre, comme celles qui agitent actuellement l’UMP, la France est humiliée dans l’indifférence générale et sommée de mettre en œuvre une politique qui nuit gravement à sa santé économique.

Si la France doit faire des efforts, elle doit les employer à retrouver les outils de sa puissance et de sa prospérité, c’est à dire à retrouver sa souveraineté économique, budgétaire et monétaire, et non se plier à une austérité et une précarité perpétuelles imposées par l’UE.

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