L’Action française, le SIEL et M. Coûteaux : mise au point de Blandine Dejouy et Olivier Perceval

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par Blandine Dejouy
Vice-Présidente du SIEL

par Olivier Perceval

Publié sur le site de l’Action française : http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-AF-et-le-SIEL-mise-au-point-de

Paul-Marie Coûteaux se répand dans divers médias, mettant en cause de façon détestable le « couple d’Olivier Perceval » qui l’aurait trahi à l’occasion du dernier congrès du SIEL.

Jusqu’ici, nous gardions le silence, effarés par cette tentative désespérée de s’exonérer d’une défaite. Au-delà d’un désaccord politique, la mésaventure dont a été victime l’ancien président du SIEL, pour malheureuse qu’elle fût, est à mettre sur le compte d’une multitude de maladresses, de postures arrogantes et de revirements intempestifs.
Il semblait futile d’entretenir la polémique, mais ayant été mis en cause nommément sur les ondes (en mélangeant pseudonyme et patronyme dans le but de nuire) et sur la Toile à plusieurs reprises, il est bon de rétablir la vérité, qui eut hélas moult témoins, pour tous nos amis et particulièrement ceux de l’Action Française.

Voilà en effet un président qui exclut un autre président (exécutif celui-là), ne tenant pas compte de la procédure prévue dans les statuts du parti qu’il a fondé, puis le réintègre, puis empêche les candidats de préparer le congrès, (aucun accès possible au siège, aux fichiers et aux comptes) puis exclut à nouveau son opposant à deux jours de l’événement.

Un président qui se présente au dit congrès, les mains dans les poches, dans une salle trop petite pour une affluence importante.

Un Président qui n’accepte pas la règle statutaire, confirmée lors d’un Comité Directeur où l’huissier, convoqué par ce même Président, ne put qu’enregistrer la décision de recevabilité des adhésions jusqu’à la date du congrès.

Certes ce fut la porte ouverte à une entrée d’adhésions massives…

Un Président qui arrive sans les comptes qui devaient être soumis au vote du congrès.

Un président qui décide d’annuler le congrès, la séance étant ouverte, et qui appelle la police pour faire évacuer la salle (La police se retira, refusant d’intervenir dans un cadre privé et devant l’absence de désordre public).

Voilà un président qui s’éclipse en tentant de soustraire les bulletins de vote et l’urne.

Un Président qui exige, dans le hall, que son candidat se retire et ceci suffisamment fort pour que l’altercation soit audible par tous…

Blandine Dejouy, vice-Présidente, avait accepté, par amitié et à la demande de PMC, de tenter une conciliation avec Karim Ouchich à la veille du Comité Directeur. Celle-ci fut positive grâce à la prudence des deux adversaires. Des gros bras ayant été conviés avec l’accord de PMC, le congrès risquait bien de se terminer en pugilat !…

La vice-Présidente ne put ensuite obtenir que soit procédé dans de bonnes conditions à la préparation du congrès, le Président étant à la campagne et le secrétariat absent. Elle jeta l’éponge mais accepta à la demande de tous de présider à nouveau le congrès après avoir présidé le Comité Directeur.

Furieux de voir tout lui échapper, PMC se retourna contre sa vice-Présidente exigeant qu’elle annule la séance, ce que celle-ci refusa n’ayant aucune légitimité pour le faire. Puis il mit en cause l’Action Française pour faire bonne mesure, sans doute à cause de la présence d’Olivier Perceval invité pourtant par ses soins et n’étant intervenu ni dans les débats, ni dans les délibérations.

L’AF n’étant concernée en rien par cet événement, ne s’est évidemment jamais manifestée sous aucune forme.

Que retenir de tout cela ?…

D’abord qu’il est vain de ne pas admettre une défaite contre tous, y compris ses propres partisans (qui abandonnèrent le terrain ou votèrent pour l’opposant) sauf à préférer délibérément le chaos.

Qu’avoir raison politiquement tout seul ne suffit pas à diriger un parti politique.

Que tout le monde n’a pas les qualités requises pour diriger un parti quelles que soient par ailleurs l’excellence des analyses.

La victoire de Karim Ouchikh, seul candidat restant en lice, bien que juridiquement incontestable, fut une victoire relative offerte sur un plateau par Paul-Marie Coûteaux : « A vaincre sans péril… »

Reste au nouveau Président à rétablir l’unité, à confirmer l’indépendance du SIEL pour faire du RBM une réalité politique (faute de quoi l’union FN/SIEL ne sera qu’une union narcissique qui ne pourrait être que stérile !) et à préparer les prochaines échéances électorales…

Reste à l’ancien Président qui possède une belle acuité politique, à retrouver, ce en quoi il excelle et particulièrement, l’écriture, après trois années dont il dit lui-même qu’elles furent les pires de sa vie. Nul n’est besoin pour retrouver la paix d’aller chercher des boucs émissaires pour s’exonérer de ses propres responsabilités…

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