BTP : l’Etat est impitoyable envers les salariés français mais laxiste avec les travailleurs détachés

Philippe.Eymery

Communiqué de Presse de Philippe Eymery, Conseiller TPE-PME-PMI

L’Etat envisage de prendre 1,5 milliard d’euros dans les caisses des congés payés du BTP par un mécanisme pernicieux. Depuis longtemps, les employeurs de la filière, faisant le constat d’une instabilité professionnelle et donc pécuniaire, ont mis en place un système précautionneux de capitalisation des salaires des congés payés dans une caisse, assorti d’un boni constitué d’une prime de vacances de 30 %. Ce système qui contente l’ensemble des salariés, donne à la profession un vrai label social.

L’Etat, qui cherche de l’argent pour réduire ses déficits sociaux, envisage de taxer de cotisations Urssaf ces salaires à venir. Depuis quand, dans notre pays, paie-t-on des charges par anticipations avant versement de la paie des salariés ?

Au même moment, les professionnels du secteur BTP se débattent pour survivre.
En Gironde, les services de l’Urssaf ont découvert un chantier de l’entreprise hongroise OLP-TECH où 31 ouvriers travaillaient 11 heures par jour payées 8 heures, 6 jours sur 7 et à un taux de 2.2 euros de l’heure !
Tous les jours, les artisans dénoncent des ouvriers dans des camionnettes ou des véhicules légers immatriculés dans les pays de l’Est, travaillant comme « journaliers » au noir sur de gros chantiers ou chez des particuliers peu regardant.

L’Etat, ne se donnant pas les moyens de faire sa police économique pour résorber les manques à gagner de la fraude sociale, veut en même temps faire les poches de la Caisse des congés payés du Bâtiment, qui protège nos salariés. C’est la politique socialiste : impitoyable envers les droits sociaux en France, laxiste voire complice avec les monopoles ou les fraudeurs transnationaux.

Voilà où nous mènent l’aveuglement politique, la libre circulation des travailleurs avec la directive sur les travailleurs détachés et le concept pernicieux de la concurrence libre et non faussée. Tous ces textes et dogmes européens jouent contre nos propres salariés et nos T.P.E.-P.M.E. en les donnant en pâture au toujours moins-disant et au low-cost généralisé.

Les Français ont mis des générations pour bâtir un standard de vie et de protection sociale. Aujourd’hui, la technostructure étatique française est devenue la marionnette budgétaire des apprentis-sorciers libéraux bruxellois.

Le Front National n’accepte pas cet état de fait et lutte au quotidien aux côtés des salariés, dans nos territoires, pour combattre la régression sociale notamment dans le BTP.

 

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